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near Juslenville, Wallonia (Belgique)

La promenade débute 91 rue Charles Rittweger devant la "maison espagnole".
La maison espagnole est facilement reconnaissable. Elle date du début du 17e siècle. C'est une maison à colombages avec le premier étage en encorbellement maintenu par des solives en bois. Nous nous dirigeons vers l'école de Juslenville. Juste avant d'y arriver, nous prenons à droite et montons vers le cimetière de Juslenville. Dans la montée, nous apercevons sur notre gauche la chapelle Fyon. C'est une ancienne chapelle castrale aujourd'hui désacralisée et transformée en résidence. Nous sommes sur un site gallo-romain. A proximité, on a découvert les vestiges d'un temple dédié à Jupiter, Junon et Minerve ainsi qu'un cimetière remontant aux année 70 à 80 (Haut-Empire). Nous arrivons ensuite à hauteur du cimetière de Juslenville. C'est là que commence la légende de la chèvre rouge ou «Lu Rodge Gade». Il y a longtemps, une petite masure s'élevait à l'emplacement de la chapelle Fyon. Un couple de pauvres paysans y habitait. N'ayant pas d'enfant, ils avaient recueilli un garçonnet abandonné. Malgré l'amour de ses parents adoptifs, le garçon devint de plus en plus méchant au point de devenir la terreur des habitants de Juslenville.
Nous continuons notre route la route qui devient un chemin de terre et passe au-dessus d'un ruisseau, le ruisseau de Sohan. Le sol est calcaire et souvent le ruisseau n'est pas visible. Il s'écoule en sous-sol.
La légende de la chèvre rouge se poursuit ici. Un jour; le garnement rencontra dans les bois de Sohan une vieille femme qui lui demanda de l'aider à charger un fagot. Il accepta, lui mit le fagot sur le dos et y mit le feu. Bientôt, fagot et vieille femme ne formèrent plus qu'une torche qui s'éteignit subitement pour faire place à une fée. Celle-ci, pour punir le garnement, le transforma en chèvre au pelage rougeâtre...
Nous nous dirigeons vers le château de Sohan. Avant d'arriver au château, nous apercevons sur la gauche une plantation de Kiwis sibériens. Aujourd'hui le château, datant de l'époque franchimontoise, est le siège d'une exploitation agricole particulière. On y élève des vaches rustiques highlands, des agneaux shropshire tout aussi rustiques et des pigeonneaux. Le comte de Las Cases, secrétaire particulier de Napoléon, séjourna dans ce château en 1820 et y rédigea une partie de son « Mémorial de Sainte Hélène », ouvrage célèbre relatant le déclin de l’empereur. Le 5 septembre 1944 le château a été le théâtre du meurtre, par la soldatesque nazie, de 6 civils (dont une petite fille de 6 ans) et de deux résistants. Le souvenir de cet événement est commémoré par un monument édifié au début de la route qui redescend vers la vallée de la Hoégne.
Nous prenons à droite, vers Oneux. Dans un tournant, en épingle à cheveux, sur notre droite, se trouve un puits d'exhaure qui permettait d'extraire l'eau des galeries de mine. Ici, jusqu'au 19e siècle on extrayait soufre, fer, plomb, et zinc. Dans la prairie, on aperçoit encore un ancien terril.
Nous montons le chemin et arrivons au lieu-dit «Sur les Trixhes». Le terme Trixhes en vieux français, «Trihes ou Trî» en wallon, désigne des terrains qu'on laisse en friche et qui servent de pâture. Nous arrivons alors à l'entrée d'Oneux. Oneux signifie lieu planté d'aulnes. Sa plus ancienne dénomination date de 1322. Dans le village, nous pouvons admirer l'église qui fut bâtie au début du XVIle siècle sur l'emplacement d'une église plus ancienne, détruite par le tremblement de terre de 1692.
Nous continuons vers la Ferme de la Tour Wolff qui date du début du XVIIe siècle. La Tour est dédiée à François Wolff, bourgmestre de Theux, à qui le Prince-Evêque Ferdinand de Bavière permit de relever la tour de la ferme en 1645 pour servir de défense et de retraite aux habitants d'Oneux. Durant la Seconde Guerre mondiale, cette ferme fut le témoin d'un drame. Plusieurs résistants recherchés par la gestapo s'y sont cachés. L'un d'eux nettoyait son revolver qu'il croyait vide. Il appuya malencontreusement sur la détente et tua son ami qui fut enterré dans le sol d'un hangar où iI reposa jusqu'à la libération. Nous continuons et passons devant une station d'épuration par lagunage. Nous poursuivons notre chemin dans la campagne. Sur la droite, nous apercevons une croix sur le dessus d'une colline : c'est la croix du Thier du Gibet. Le terme «Thier» est une forme francisée du mot wallon «tiér» ou «tchêr» signifiant tertre. «Lu tchêr dé djibet» est donc cette colline dont le sommet est visible de nombreux Theutois. Ce lieu-dit est cité en 1380 comme lieu de pendaison pour la peine de mort. Il est "resté en activité" jusqu'au 18e siècle. La croix que l'on voit aujourd'hui est une croix de mission datant de 1955. Ce site a été classé en 1988.
Le Thier du Gibet fut longtemps considéré comme un endroit peu fréquentable car on y situait le repaire "d'el rodge gade". Repoussée de tous, cette étrange chèvre finit par trouver un abri dans les flancs du Thier du Gibet où sa silhouette se découpait parfois dans la nuit. En se déplaçant, elle mettait feu aux maigres buissons qu'elle frôlait. Un jour qu'elle s'était introduite dans Juslenville pour se désaltérer; elle but à la source de la Triquenotte, qui depuis débita de l'eau chaude. Chaque fois qu'un incendie de meule, de hangar ou de bois se déclarait, la rumeur populaire l'attribuait à la chèvre rouge.
Nous arrivons à l'entrée de Theux. Nous n'y entrons pas et contournons la ville par l'arrière pour rejoindre notre point de départ.
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